23 août SAINT PHILIPPE BENIZI Frère prêtre Propagateur insigne de notre l’Ordre
Une lumière placée sur le lampadaire de l’Ordre.
Philippe naît à Florence, dit-on, l’année même de la fondation de l’Ordre des Servites de Marie, en 1233. Docile à la voix de l’Esprit, il laisse les études et son engagement chrétien dans le monde pour suivre le Christ, à l’exemple de Marie, l’humble servante du Seigneur.
Il entre donc dans la famille de ses serviteurs, alors à ses débuts. Il demande à être accueilli comme frère «convers » ou « oblat ». Un tel choix impliquait le refus des responsabilités à l’intérieur de l’Ordre et du sacerdoce dans l’Église. Cependant, étant donné sa vaste culture et ses aptitudes pour le ministère, il est invité par ses frères à compléter sa formation à la vie religieuse et à recevoir l’ordination presbytérale.
En 1267, il est élu Prieur général de l’Ordre des Servites qu’il gouverne avec sagesse jusqu’à sa mort, en 1285, dans le couvent le plus pauvre, à Todi.
Les Servites lui doivent la reconnaissance, par l’Église, de leur famille religieuse et la rédaction de leurs plus anciennes Constitutions ou Règle de vie. Philippe est le premier frère de l’Ordre à être canonisé, le 11 avril 1671, par le pape Clément X. Une statue placée au milieu à gauche sur les colonnades de la basilique Saint-Pierre de Rome le représente.
Oraison Dieu qui élèves les humbles, tu as veillé avec amour, par saint Philippe, sur la famille des serviteurs de sainte Marie et tu l’as affermie par de sages lois ; accorde-nous de suivre son exemple, de servir avec fidélité la Vierge Marie et d’annoncer avec l’ardeur des Apôtres l’Évangile de ton Fils. Lui qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.
28 août SAINT AUGUSTIN Évêque et docteur de l’Église Législateur de notre Ordre
« Vivez en parfait accord dans la maison. »
Augustin naît à Tagaste, en 354. Il passe une jeunesse orageuse, ballotée dans le bouillonnement des idées. En 387, à Milan, il se convertit à la foi et reçoit le baptême de l’évêque Ambroise. Retourné dans son pays, il mène une vie austère. Élu évêque d’Hippone, il est pendant trente-quatre ans le modèle du troupeau qu’il instruit par ses sermons et ses nombreux écrits. Il y meurt en 430.
En Occident, parmi les premiers, il institue la vie monastique par laquelle il rédige une législation. De sa «Règle pour les Serviteurs de Dieu», beaucoup d’Ordres et d’Instituts ont fait leur Règle de vie. Nos Sept saints Pères ont reçu officiellement la Règle de saint Augustin de l’évêque de Florence, Ardingo, vers 1245. Selon la tradition de la Legenda, c’est saint Pierre de Verone, OP, qui avait fait cette proposition.
Oraison Dieu qui as élevé saint Augustin des ténèbres de l’erreur à la lumière de la sagesse et de l’amour, tu as fait de lui un brillant défenseur de la vérité et un législateur de la vie monastique; nous t’en prions: accorde à ta Famille, purifiée des vieux ferments, de rayonner toujours ta lumière et de brûler sans cesse de ton amour. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
31 août BIENHEUREUX ANDRÉ DE BORGO SAN SEPOLCRO Frère de notre Ordre
Il se retira à l’écart.
Fidèle serviteur de sainte Marie, André est un disciple de saint Philippe. Animé d’un profond désir de solitude, il se retire dans un ermitage près de sa ville. Sa vie pauvre et austère, toute orientée vers l’essentiel, attire d’autres ermites. Il les accueille et devient leur guide et leur père spirituel. Il meurt en 1315, après avoir prédit l’imminence de sa mort.
À la demande du peuple, ses disciples ermites portèrent son corps dans l’église des Servites. Le culte rendu au bienheureux André a été confirmé par le pape Pie VII en 1806.
Oraison Seigneur, notre Dieu, grâce au témoignage du bienheureux André, tu as attiré beaucoup d’ermites dans l’Ordre des Servites; tu les as réunis pour honorer la Mère de ton Fils et pour vivre dans l’amour fraternel; accorde-nous de demeurer dans la concorde et d’agir dans l’unité pour mieux servir ton Fils et sa Mère. Lui qui vit et règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant, et pour les siècles des siècles. Amen.