JANVIER - FÉVRIER

12 janvier

SAINT ANTOINE-MARIE PUCCI
LE SAINT CURÉ

Frère prêtre de notre Ordre
Antoine naît en 1819 au village de Poggiole, dans le diocèse de Pistoie en Italie.  Animé d’une grande dévotion mariale, il entre dans l’Ordre des Serviteurs de Marie à l’âge de 18 ans. Ordonné prêtre, il est envoyé à la paroisse St-André de Viareggio, où il resta, comme curé, pendant 45 ans, jusqu’à sa mort. Prieur conventuel, puis Prieur provincial, il remplit ces fonctions à la manière non d’un supérieur, mais d’un frère au service de ses frères, pour les aider.
Animé d’une conscience vive de sa responsabilité presbytérale et soutenu par un amour brûlant pour l’Eucharistie et par une profonde dévotion envers Notre Dame des Douleurs, il se dépense sans compter pour instruire les fidèles, convertir les pécheurs, réconforter les malades, secourir les pauvres.
Le soir du 6 janvier 1892, fête de l’Épiphanie, alors qu’il rentrait au couvent sous la pluie, il rencontre un pauvre transi de froid; il lui donne son manteau pour le réconforter, regagne le couvent tout trempé et attrape une pneumonie qui l’emportera six jours plus tard, le 12 janvier 1892.
Le pape Jean XXIII le canonise en 1962, pendant la première session du Concile œcuménique Vatican II. Le corps de saint Antoine-Marie est vénéré dans la basilique Saint-André, à Viareggio.
Oraison
Seigneur, tu as fait de saint Antoine-Marie Pucci un serviteur de la Mère de ton Fils et un pasteur de ton peuple; donne-nous de nous inspirer toujours de sainte Marie et de travailler sans relâche à étendre l’amour du Christ. Lui qui vit et règne avec Toi, dans l’unité du Saint-Esprit pour les siècles des siècles. Amen.
Pour en savoir plus sur saint Antoine Pucci.


15 janvier

BIENHEUREUX JACQUES DE VILLA
Membre séculier de notre Ordre
DÉFENSEUR DES PAUVRES ET DES OPPRIMÉS
Jacques naît à Città della Pieve, Italie, vers 1270. Versé dans le droit, il se fait le défenseur des pauvres et des opprimés. À ses frais, il restaure l’église et l’hôpital situés près de la porte de Vecciani. Il y accueille des malades et des pauvres qu’il sert avec grande charité.
Défendant les droits des pauvres, il est pris en haine par un riche puissant qui le fait tuer dans un guet-apens en 1304. Ses concitoyens le surnommèrent «l’Aumônier ».
Le pape Pie VII approuva son culte en 1806. En 1846, le Souverain pontife Pie IX accorda à tout l'Ordre Servite la permission de célébrer sa mémoire.
Oraison
Seigneur, entraîné par amour, le bienheureux Jacques n’a pas redouté d’affronter la mort pour défendre le droit des pauvres; accorde-nous d’être forts devant les difficultés et de travailler pour la justice et la charité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
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FÉVRIER

3  février
BIENHEUREUX JOACHIM DE SIENNE
 
Joachim naît à Sienne en Italie vers 1258. À l’âge de 13 ans, il est reçu par saint Philippe dans l’Ordre des Servites. Il vit aux couvents de Sienne et d’Arezzo.
Joachim est un modèle d’humilité, de charité et de profonde dévotion envers la Mère du Seigneur. Il aime à tel point son prochain qu’il demande au Seigneur et obtient la grâce de prendre sur lui la maladie d’un épileptique qu’il n’arrivait pas à réconforter par ses paroles.
Il meurt en 1405. En 1609, le pape Paul V concéda à notre Ordre l’office et la Messe du bienheureux Joachim.
 
« Je porte en mon corps la marque des souffrances du Christ. »
 
Oraison
Seigneur, tu as fait du bienheureux Joachim un disciple de ton Fils et de sa Mère, et tu lui as appris à servir avec douceur ses frères jusqu’à prendre sur lui leurs peines et leurs maladies; à sa prière, accorde-nous de savoir supporter nos faiblesses et de partager les souffrances des autres. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
À l’occasion du 4e centenaire de la béatification du bienheureux Joachim de Sienne, le Prieur général de l’Ordre a publié une lettre intitulée «Portez le fardeau les uns des autres». Pour le texte intégral de cette lettre ici PDF.
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17 février

LES SEPT SAINTS PÈRES FONDATEURS DE L’ORDRE DES SERVITEURS DE SAINTE MARIE « LES PREMIERS PÈRES »
Le début de l’histoire des Servites de Marie est l'époque où sévit la lutte entre l’empereur Frédéric II et le Siège apostolique. C'est l'époque où les villes d'Italie sont déchirées par les guerres civiles et les luttes partisanes.
Ces sept marchands de Florence, unis par une profonde amitié, donnaient depuis longtemps un bel exemple de vie évangélique et de service des pauvres et des malades, quand ils décident de se retirer dans la solitude pour mener ensemble une vie de pénitence. Ils revêtent un habit de simple étoffe brute et se retirent d'abord dans une petite maison en dehors de l'enceinte de la ville.
Plus tard, vers l'an 1245, ils veulent satisfaire leur désir de contemplation et s'adonner sans cesse à la prière. Aussi, sur le conseil d'Ardingo, évêque de Florence, et de saint Pierre de Vérone de l’Ordre des frères Prêcheurs, alors en séjour dans cette ville, ils montent vers les solitudes du mont Sénario, non loin de Florence. Là, ils se construisent une petite habitation et une petite église en l'honneur de sainte Marie.
Leur réputation de sainteté se répand et beaucoup demandent à se joindre à eux. Ainsi, peu à peu, tout en conservant le nom de Serviteurs de sainte Marie, ils choisissent la vie instituée par les Apôtres, selon la Règle de saint Augustin, à laquelle ils ajoutent des statuts réguliers.
Ces sept hommes sont appelés, à juste titre, nos ancêtres et nos Pères pour avoir fondé l'Ordre des Serviteurs de sainte Marie. L'Ordre commença aussitôt à se répandre en Toscane et dans les autres régions du centre de l'Italie où il diffusa la lumière de l'Évangile et le culte de la Vierge Marie.
Comme un même lien de vraie fraternité avait uni ces sept hommes durant leur vie, ainsi la postérité les embrassa dans une seule et même vénération. Le pape Léon XIII, en 1888, les canonisa collectivement sous les noms de Bonfils, Bienvenu, Manet, Amédée, Hugues, Sostène, Alexis. Leurs corps sont ensevelis au Mont Sénario, dans le même sépulcre, afin qu'une même châsse conserve, une fois morts, ceux que la vie fraternelle avait unis.
Oraison
Dieu de miséricorde, dans ta sagesse et par l’intervention de sainte Marie, tu as voulu que nos Sept saints Fondateurs se réunissent en fraternité et que naisse ainsi la Famille des Servites; accorde-nous de vénérer avec ferveur la Mère de ton Fils pour te servir en nos frères et sœurs. Par Jésus le Christ, ton Fils, notre Seigneur qui vit et règne avec Toi dans l’unité du Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen.
Pour en savoir plus sur les Sept saints Fondateurs :
- Comment les appeler ?
- Extraits de la Legenda de Origine …
- Prières aux Fondateurs …


19 février

BIENHEUREUSE ÉLISABETH PICENARDI
 
Élisabeth est née à Crémone, Italie, en 1428. Quelques années avant sa naissance, son père, administrateur du marquis de Gonzague, se transféra à Mantoue, allant habiter une maison assez proche du couvent des Servites, près de l’église Saint-Barnabé. 
Au contact des frères, Élisabeth forme sa spiritualité, caractérisée par une sévère conservation de sa virginité, une vie de pénitence, un amour de l’Eucharistie, une tendre dévotion envers la Vierge Marie et une prédisposition particulière à la prière liturgique: chaque jour, elle récite l’office divin en entier.  Elle ne tarde pas à revêtir l’habit des Servites.  
Douée du don de conseil, elle est souvent consultée par ses concitoyens.  Pour eux, elle adresse souvent des prières à la Vierge Marie et obtient ainsi de nombreuses grâces et faveurs. Attirés par son exemple et sans doute formés par elle, des jeunes se rassemblent et ne tardent pas à former une Fraternité de l’Ordre séculier Servite, qu’on appelait à l’époque Tiers-Ordre.
Élisabeth meurt le 19 février 1468.  Le 20 novembre 1804, elle est béatifiée par le pape Pie VII.  Son corps repose, depuis 1817, dans l’église paroissiale de Tor dei Picenardi.
 
Oraison
Seigneur, pendant son séjour sur la terre, tu as accordé à la bienheureuse Élisabeth, notre sœur, d’être soutenue par la Mère de ton Fils; maintenant qu’elle vit auprès de toi, donne-nous, par sa prière et par son exemple, d’être fidèles à ton service et reconnaissants pour ton amour.  Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.  Amen.
Pour en savoir plus.



 
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